Mon histoire. Chapitre 3

« C’est bon, j’ai le pince-nez, la perruque, mes lunettes avec les verres en forme de coeur, les chaussons, le voile sur la tête, le sac à main, et… maintenant il ne me reste plus qu’à courir ! »

« -Louise avait dévalisé le rayon ‘Les déguisements de Mouloud’, mais il y avait un hic : Elle n’avait pas payé.

Le vendeur venait juste de s’en apercevoir, mais il n’apercevait plus la fillette.

-Eh ! J’suis pas une fillette !

-Hum, très bien. Car peut-être que c’étais la première fois de sa vie qu’elle volait, mais s’il y avait bien une chose dans laquelle Louise n’avait pas son profil en « amateur », c’était l’athlétisme.

Elle faisait ça avec sa tante, la mère de Mauricette.

-Eh !

-Oui, pardon : la mère de la nièce du père de Louise. En l’occurrence, Maria de la Fontaine.
Louise adorait Maria. Mais bien-sûr; pas plus que Marie-Josée !

-Bah oui ! Bien sûr !

-Arrête de me couper : j’étais lancé ! Où en étais-je… Ah oui, tout à fait, voilà ! Ça me revient !

Maria était très dynamique. Elle était grande, environ un mètre quatre-vingt, rousse, aux yeux bleu azur, avec des taches de rousseurs, toujours en jogging, elle aussi, étant plus jeune s’était échappée de son logis. Sauf qu’à l’époque, c’était des présidents de la république qui gouvernaient le pays.

Maria était divorcée, et dans le pays elle était vraiment très mal vue. Mais bon, pourquoi résiter à son grand amour, qui était l’athlétisme ?

Elle fumait des Camel, avait une voix très aigüe, et détestait par-dessus tout la musique.

Maria était une grande athlète, mais il y avait quelques années, elle s’était blessée et ne pouvait plus courir.

C’était l’évènement qui avait changé sa vie.

Alors à chaque fois que Louise courait, elle pensait à Maria.
Maria qui lui disait que quoi qu’il arrivait, elle ne lâchait pas prise.
Elle ne lâchait pas. Elle reste elle-même, c’est-à-dire, forte.
Louise est forte. Et ceux qui sont forts peuvent se battre.

Ils peuvent se battre.

Cela faisait quelque temps que Louise s’était échappée. Elle achetait plein de magazines. Tous, ils parlaient d’elle.
Louise adorait que l’on parle d’elle.
-Pourquoi t’utilises l’imparfait ? Ça n’a toujours pas changé !
-Elle s’était coupé les cheveux. Toute seule, avec une épée. Comme dans les films.
Cette épée, elle ne se l’était pas achetée. Elle ne l’avait pas volée non plus, d’ailleurs.
Le vendeur trouvait la…
-Pas fillette.
-… La… On va dire, euh… La très jeune femme, on va dire… La très jeune femme vraiment très belle,  alors il lui avait offert l’épée.
Louise avait été flattée. C’était la première fois qu’on lui disait en face qu’elle était belle à en tomber par terre.
-Je me rappelle encore de notre petit dialogue :
‘Bonjour, c’est combien, l’épée ? … En sachant que je n’ai que 3€ 50…
-Oh, mais ma très chère demoiselle, je veux dire… Très belle, demoiselle pour vous, elle sera gratuite !’

Louise avait profité de son charme, pour emporté tous les autres déguisements avec elle. Bien que cette épée ne soit point un déguisement, Louise se demandera toujours ce qu’elle faisait au beau milieux de pircings et de chaussures à talons. Le vendeur, un peu confus n’osa pas montrer son sentiment, et se contenta de dire :

‘Hum… et si vous voulez laisser un pour boire, c’est juste là… Aurevoir; belle demoiselle.’

« Louise était belle. Elle était grande, j’entends par là que tout le monde l’honorait. Elle réalisa entièrement son rêve. Et elle avait enfin adopté son look favori.

-J’étais libre, recherchée, et rock n’ roll.

This entry was posted in Non classé. Bookmark the permalink.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>