Mauricette était tout le contraire de Louise.
Sage, modèle, et franche.
Elle détestait enfreindre les règles.
Niveau école, elle avait 2 trains d’avance sur Louise.
Elle savait tout sur tout. Et d’ailleurs, elle ne manquait pas de lui rappeler. Mais Louise s’en fichait. En aucun cas elle ne voulait ressembler à cette « chose », comme elle disait.
Pourtant, Mauricette et Louise, phisyquement ? C’était les mêmes ! Les mêmes, je vous dit !
Mais bien évidement la ressemblance s’arrêtait là.
Louise s’était coupé les cheveux pour que l’on ne la confonde plus avec sa pire ennemie. Parce que même si celle-ci avait disparue de son champ de vu, quand Louise se regardait dans la glace, elle avait l’impression de la voire…
Un beau jour, Louise se rendait au collège, sans ami, sans affaires, mais la tête remplie de mauvais souvenirs de son ancienne vie.
Il était 13h30, Louise faisait une rédaction. Cette jeune fille débordait d’imagination. Elle était toujours la première à trouver une idée de jeu, avec Gaby. On ne pouvait pas s’ennuyer, avec elle. C’était impossible. Même elle; ne s’ennuyait jamais. Mais depuis quelques temps elle n’avait plus trouver de bêtise à faire, ou quelqu’un à embêter. Tout était permis, là-bas.
A un tel point que ça commençait à l’ennuyer.
La mort était le thème de sa rédaction. Cette jeune fille pleine de vie ne pouvait pas s’empêcher de penser au jour où celle-ci s’arrêterait. Où… Tout s’arrêterait. Elle ne pourrait rien dire. Rien exprimer. Morte. La mort, disait-elle; cela doit être une expérience fabuleuse.
Louise avait décris son monde comme risqué joyeux, mais… Est-ce que les deux riment ensembles ?
C’étais le train-train quotidien : Louise allait au collège, n’avait pas d’amis, volait, mais les vendeurs, ils en rigolaient, maintenant, embêtait Gaby, en lui volant sa brosse à cheveux, mais maintenant, celle-ci connaissait toutes les cachettes de Louise. Elle se faisait… s’ennuyait. Il fallait quitter la ville…
*Au château*
« Oh, tenez, la nouvelle de l’année. Marie-Josée a trouvé un petit travail, chez ma soeur, Aniette.
-Vous voulez dire… Aniette, votre soeur, la fille de vos parents ?
-Tout à fait, regardez, c’est écrit juste là !, Les parents de Louise lisaient le journal, le papa de Louise avait autant honte de sa soeur que Louise avait honte de la fille de Maria.
-Eh bien tant pis pour elle.
-Comment parlez-vous ? Est-ce une façon de parler comme ça de ma soeur ? Et puis d’ailleurs; de qui parlez-vous ? Aniette ou Marie-Josée ?
-Oh ! Eh bien des deux ! Mais en même temps : « Qui se ressemble s’assemble », comme disait… Impossible de m’en souvenir…
-Et bien je vous félicite.
« Amuses-toi bien, Maria », lança Jo à Louise. Elle allait au collège. Retrouver madame Barandon et tous les autres. Elle allait à l’école. Comme elle le souhaitait, auparavant. Mais il fallait stopper ça. Partir. Loin. Pfiou, comme si elle allait s’ammuser ! Nan mais quelle idée !
« Très bonne lecture, Emma ! Maria, tu prends la suite ?
-Euh… Oui.
… Alors le gant lui dit de faire attention à elle. Il l’aimait très fort, et tenait plus que tout à elle, il était prêt à mourir pour elle. Mais là, c’était elle qui allait y laisser sa peau. Je t’aime ! Ils étaient à Poussémin, une ville entre Villavalois et Parentoumie.
-Bien, Maria. Les enfants je vous dit à demain., ils quitèrent tous la salle, Louise s’apprêtait à faire de même, mais elle fut retenue par Mme Hervins, prof de Français. Dit dont, Maria, commença-t-elle, je te trouve très distraite, ces temps-ci. Que se passe-t-il ? C’est à cause des élèves, c’est ça ? Il se moquent de toi ?
-… ai rien à faire, d’eux.
-Hum, eh bien tant mieux, car il ne faut pas les écouter. Si je te garde plus de temps, c’est parce que je sais que tu as beaucoup de talents et que ce serait dommage de le gâcher à cause des moqueries de tes camarades, alors je voulais qu’on en parle, qu’on en discute., Louise se demandait quelle différence y avait-il entre parler et discuter. Je voulais aussi te faire savoir que tu es la première de ta classe. Ne gâche pas ça, Maria. Tu sais, je suis là.
-J’ai pas besoin de parler, merci. Je suis en retard, ma mère m’attends chez moi. Aurevoire, madame.
-Ah, d’ailleurs : tu lui feras part du conseil de classe, et pense à lui faire signer le mot pour le CPE ! Le conseil a lieu lundi qui vient, aurevoire !
-En réalité, Louise était très affectée par le comportement de ses camarades envers elle. « Oh, t’as vu sa coiffure ! » « Nan mais sérieux, t’as vu ses chaussures !? » « Elle met des chaussures à talons ? » « Pourquoi elle se maquille, elle a cru qu’elle avait 20 ans ? » Elle les trouvaient… Très immature. Louise faisait semblant de ne pas entendre leurs critiques, elle les ignoraient. Elle n’en pouvait plus, elle lachait tous les soirs, les larmes qu’elle s’était interdit de faire couler en public pendant la journée. Et si elle lâchait tout ? Si elle abandonnait ? Si elle jetait sa vie, la vie dont elle avait rêvé toute sa vie. Trop de vie. Pensons à la mort, maintenant. Stop aux moqueries. Stop à l’air de petite fille modèle qu’elle renvoyait toute la journée. Stop… A tout. serait-ce possible ? Pour le savoir faudrait-il encore le tester. « Je ne suis pas une mauviette, je ne suis pas une fillette. »
-Bon, je peux prendre la main, Victor ? Parce que pour être sincère, là on s’ennuit. Ah, comme c’est gentil.
Et puis d’ailleurs, où était cette petite ville, entre Villavalois, et Parentoumie ? Poussémin, je crois. Y a-t-il vraiment des gants qui parlent, me demandais-je ? Et des mouffles ? Qui ont le pouvoir d’aimer et d’être aimer ? Parce qu’ici, c’est pas pour dire, mais le romantisme, c’était pas vraiment ça…
C’était emballer, je partais. A la recherche de l’amour, je voulais être aimée. Il fallait trouver cette ville au plus vite !
Il devait bien avoir une ou deux mapemonde, chez Jo. Trop d’air frais, trop d’insouciance, trop de mépris, pas assez de compation. Marre !
« Salut, mec, euh dit, par hasard, t’aurais pas une mapemonde ? Non, parce que je pensais à me barrer, et à tous vous lâcher, alors… Non, c’est pas bien, ça ! »
Je cherchais une bonne méthode de le dire à Jo, en lui demandant de ne pas poser de questions…
« Jo, t’aurais pas une carte du monde, il en faut une pour la géo, et je suis la salle à ne pas l’avoir… Oh c’est vachement bien, ça ! Ouh, oui, biensour, poulette, jé t’apporrte ça tout dé suite ! »
Je me faisais le dialogue toute seule, j’étais tellement contente que je me suis mise à danser dans ma chambre ! Enfin, chambre… je dormais dans la chambre de l’ancienne bonne de Gaby, elle avait démissionné jugeant que Gabrielle ne la payait pas assez. Ah, c’est lui, par la fenêtre, là ! Je me suis mise à crier :
« Salut, mec, t’aurais pas une carte du monde, j’en ai besoin, pour le collège, et je suis la seule qui n’en a pas…, Jo s’est retourné, et au bout quelques secondes a compris que c’était à lui que l’on parlait.
-Si, si, cé sora dox éros !
-Jo, j’suis à bout, en ce moment, fais moi une faveur, qu’est-ce qu’il t’arrive ?
-J’en ai marre qué tou mé pique toute mes choses.
-Je ne te reconnais plus…
-Mais jo blague, ma chéwi, c’est quand tou vox, mais pas mainténant, jo vais à la pêche, jo rend service à mon fwéwe. Pot-être oune autré fois ! Salout, poulette !
-Jo, j’en ai besoin maintenant, je suis externe, là, mais faut que je révise, on a un contrôle dans dox hores, euh… dans deux heures !
-Ca tombé bien, parcé qué ça né prend quo trente minoutes dé pêcher… Mas si tou insistes, jo to lance la clef, et c’est à côté des frouits et légoumes. Tiés, potite chipie ! Mas tou n’en profité pas, hein ?, Il lança la clef, et parti, tout content, Je me disais que c’était la dernière fois que je voyais son sourire parfait. Je connaissais les ruptures difficiles… C’est comme si… ton coeur se brisait pour la deuxième fois, et que tu sentais que la troixième serai la bonne. Mais après je revenais à la réalité, et me disais que l’on ne pouvait mourir d’une rupture. Notre coeur est juste vide. Rempli d’un gros creu. Sans amour. Sans haine. Allez, on arrête les pensée péssimistes. L’instant était tellement déprimant que je ne pris même pas la peine de réaliser ce qu’il m’arrivait. Je pris un des 10 sacs que j’avais volé, celui avec un oiseau dessiné dessus, le signe de la liberté. Je mis dans ma liberté mon maquillage, 4 robes, mes lunettes de soleil noires à paillettes, une pincé de pensé d’amour, mon nouveau portable que j’avais eu à Noël par Jo, mon livre de poèmes sur Paris, et beaucoup d’amour pour Gabrielle.
Adieu, la « mort », à moi l’amour.
